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20 janvier 2009

Obanania

richelieu.jpgJe me souviens d'une époque - car quand vous êtes réactionnaire vous êtes vieux et le passé n'a pas de secrets pour vous - où la diplomatie française s'arrangeait pour faire en sorte qu'il se produise chez les autres l'inverse de ce que l'on souhaitait pour soi. Ainsi donc l'oeuvre magistrale de Richelieu avait été de morceler l'Allemagne en 350 états souverains. Mise à la Diète, on n'en a pratiquement plus entendu parler pendant 150 ans. Rebelote en 1919 lors du traité de Versailles où Clémenceau aurait eu ce bon mot envers le Reich de Bismarck (son oeuvre) : "et on leur foutra la république !" (Clémenceau était l'exemple type de celui qui voit clair chez les autres mais qui ne comprend rien chez lui. On rencontre souvent ces gens de nos jours. Ceux par exemple qui s'extasie devant les derviches tourneurs mais qui conchient le folklore breton, mais c'est un autre sujet...)

Tout cela pour dire que l'intérêt des uns n'est pas celui des autres. Si un internationaliste se réjouit de la prise du pouvoir d'un homme paré de toutes les vertus dans un pays tiers on peut être sûr qu'il sera le premier cocu. Il n'y a rien de plus dangereux que d'être aveuglé par ses idées ou ses convictions.

Tous ceux qui se réjouissent de l'élection de M. Obama à la tête des États-Unis d'Amérique sont des ânes au regard de l'histoire. On ne peut s'en réjouir en tant que Français que dans la mesure où il ne sera pas meilleur que le précédent président (que l'histoire, d'ailleurs, n'a pas encore jugé) à moins d'être maso, traître ou américanophile béat. Car M. Obama va devoir trancher dans le vif à l'heure où ses compatriotes broient du noir, et là, ce sera autre chose que les sourires dents-blanches ou les tapotis sur les têtes blondes.