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12 mars 2014

Taubira n'aime plus la banane

- Oui, une banane je vous assure que c'était bien une banane. - Vous êtes sûr que vous parlez bien d'une banane, ce fruit qu'aiment tant les singes ? - Tout à fait, j'ai bien dit banane dites donc ! Quelques jours plus tard on apprenait que c'était une truffe et qu'il en avait toujours été ainsi.

06 mai 2012

Nouveauté en démocrassie

Nicolas le Magyar a laissé sa place à François le Batave par une journée de loterie nationale où il n'y avait rien à gagner pour personne.

19 avril 2012

Mes pronostics pour 2012

Poutou  1,9

Arthaud  1,8

Joly  2,8

Bayrou  10,7

Hollande  22,5

Sarkozy  26,3

Dupont-Aignan  3,6

Le Pen  18,8

Mélenchon  11,4

Cheminade  0,2

On va bien rigoler semble-t-il. Sinon dimanche sur France 3 à 21 heures il y a Oscar !

11 décembre 2011

Au poteau !

"La souveraineté d'un État ne s'exerce qu'avec ses voisins." C'est ce qu'a dit Sarkozy à Toulon. En poésie on appellerait cela un oxymoron, en politique ce serait plutôt de la haute trahison, figure de style qui naguère vous envoyait directement au poteau. N'ayez crainte il n'ira pas au poteau, tout comme Jospin n'y était pas allé pour avoir parlé de "fédération d’États nation" ou Raffarin dans un autre style disant de voter Oui pour faire entendre le Non.

Il y a au moins un avantage en démocratie c'est qu'on peut dire n'importe quoi sans être inquiété. Dans un langage français, classique, raisonnable et intelligent, partager sa souveraineté avec ses voisins signifie qu'on leur déclare la guerre et que le plus fort pourra dicter ses choix au plus faible. Était-ce le message caché de Kaposi ? S'est-il pris pour Charles V ou pour Daladier ? J'ai bien peur que le chemin qu'il fait prendre à la France ne fasse passer aux yeux de l'Histoire la défaite de 1940 comme un épisode de résistance glorieuse.

22 avril 2011

Dividendes (op)primés

Notre cher président propose une prime pour les salariés qui sera versée si les dividendes distribués aux actionnaires seront supérieurs à ceux de l'année d'avant. Un truc de cet ordre la. Pour commencer le critère est plutôt fumeux. Loin de moi l'idée de défendre le grand capital mais je ne vois pas le rapport entre un accroissement des dividendes et la nécessité de verser une prime aux travailleurs. Pour qui connait un peu le monde de l'entreprise (expression d'énarque, la vraie expression étant le monde du travail) les dividendes dépendent de beaucoup de paramètres et n'ont pas un rapport direct avec le travail ou le rendement des employés. Il arrive aussi que les actionnaires changent en cours de route et même qu'ils investissent ! Autant dire que le Kaposi a pondu une usine à gaz digne de la plus démagogique pensée marxisante.

Secundo ce que propose notre conducatore existe déjà sous une version plus simple appelée participation. Je précise pour lui et quelques rares lecteurs qui ne seraient pas au parfum. En plus d'être un usurpateur (referendum) cet homme est aussi un imposteur. Que restera-t-il de son passage aux manettes ? La seule défiscalisation des heures supplémentaires ! C'est un peu maigre comme bilan, d'autant plus que c'est à la portée de n'importe quel maçon portugais qui présente sa facture sur un carnet rhodia et fait grâce de la TVA...

15 février 2011

Cassez la justice

Autrefois on avait des hommes politiques qui, bien que n'occupant pas la fonction suprême, disait de temps en temps "J'ai confiance en la justice de mon pays". Certes, personne n'était dupe, c'était une manière de dire "Attention, ne me faites pas dire ce qui est écrit dans un dossier* bien planqué chez un notaire et aussi dans une malle au fond d'une grange d'un village dont je ne vous dirai pas le nom aujourd'hui." C'était une époque où les gens étaient encore élégants, la vieille école quoi ! La justice passait (non-lieu), gardait toute son aura vis à vis du péquin moyen et pouvait croire qu'elle était indépendante du pouvoir exécutif.

Aujourd'hui le premier de tous les magistrats se permet de dire que ses suivants sont des ânes. Évidemment cela provoque un certain émoi dans la profession au point de la mettre en grève comme une vulgaire corporation d'ouvriers. Une commission Théodule d'enquête plus tard, il s'avère que nos grévistes ne sont plus des ânes et qu'ils vont donc pouvoir reprendre le collier. Le grand chef a eu chaud il va reprendre sa posture de grand chef assagi qu'il essaie de garder depuis quelques temps. Le naturel revenant au galop, patatras! le soir même il remet les pieds dans le plat en se permettant de dire que la justice mexicaine est aussi ridicule que son armée car elle ne veut pas libérer une criminelle française qui a seulement pour elle d'avoir un joli petit minois. Et les gogos de réclamer que les fêtes mexicaines en France soient épurées comme on l'a fait pour Céline.


* Dans le dossier il y avait une page pour 2 anciens présidents, une pour 4 anciens 1er ministres, une pour 87 anciens ministres, une pour 765 anciens députés, une pour 436 anciens sénateurs, une pour 1865 conseillers régionaux, une pour 4108 conseillers généraux, ce qui faisait déjà plus de 7000 pages, de quoi avoir de bonnes closes d'assurance.

 

03 février 2011

La femme du chef

"Je ne me sens plus vraiment de gauche. Il y a eu certains faits, certains commentaires, notamment à la suite de l’affaire Polanski-Mitterrand . J’ai entendu des responsables socialistes dire la même chose que ceux du Front national. Ça m’a vraiment choquée."



En regardant le Who's who j'apprends que le mari de la dame qui a déclaré ceci dispose du bouton nucléaire. Espérons que ce gars soit vraiment de droite et qu'il écoute sa femme avec un sourire convenu tout cerveau éteint.

 

02 février 2011

En passant

Carla Bruni-Sarkozy ne serait plus de gauche. Il est vrai que de nos jours ce qui sépare la droite de la gauche est équivalent à la distance kilométrique qui sépare Constantinople d'Istanbul.

L'Amiral Woland se tient prêt, au cas où on lui filerait le bouton, à vitrifier tout le Moyen-Orient. Pour ma part, eu égard aux réquisitions d'un procureur visant à disculper totalement Chirac, je commencerais par vitrifier le parquet.

 

Jeannette Bougrab appelle au départ d'Hosni Moubarak. Pour information, Jeannette, la Halde ou ton ministère dont on a oublié le nom n'ont pas autorité sur un pays de 75 millions d'habitants qui a une frontière avec Israël et dont l'embrasement risque de provoquer une crise bien plus grave que les histoires de crèches et de femmes voilées dont tu t'occupais auparavant.
Ne pleure pas Jeannette mais écrase !

Faites vos jeux, rien ne va plus.

 

07 janvier 2011

Du capitole à...

Il y a en ce moment une sorte de polémique à propos du langage du président de la république. Il est vrai que l'homme n'a pas le parler d'un vieil académicien confit dans son jus verdâtre. Il aurait, dit-on, une syntaxe plus proche de celle d'un charretier. L'homme était tellement attaqué sur ce point qu'un ministre, celui de l'éducation nationale - probablement parce qu'on le supposait compétent dans son domaine - s'est fendu d'une réponse écrite aux ceuces qui l'attaquaient. Pour vous j'ai lu cette lettre, et il se trouve qu'elle n'est pas trop mal tournée et que le vocabulaire y est soutenu et la syntaxe irréprochable. Il y a même un extrait qui donne ceci : "un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques".

Ça ressemble bigrement à une façon de se moquer de son patron en prenant un contre-pied vocabulaire par trop ostentatoire. Il y a ne serait-ce que 50 ans un chef d'Etat, insulté de la sorte, aurait à coup sûr jeté l'impudent du haut de la roche tarpéienne à défaut de lui dire "casse-toi pov'con".

12 novembre 2010

Ausweiss bitte !

Régis Debray vient de sortir un livre salutaire intitulé Eloge de la frontière. Ça ne va pas trop dans l'air du temps, on se croirait revenu au temps de de Gaulle. Sauf que ! Sauf que notre premier magistrat vient de rappeler (verbe très mal choisi, on aurait pu mettre inventer) dans son discours commémorant le 40ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle qu'il était celui qui avait "ouvert les frontières". J'ai beau chercher je ne vois pas quelle frontière il a enfoncée dans son existence sauf peut-être une ligne de démarcation (mais il n'était pas tout seul sur ce coup là). Heureusement que je ne suis pas gaulliste sinon j'aurais fait bouffer au petit un Petit-Calmart en dessert. La récupération, toujours la récupération ! Dieu me préserve d'avoir des idées récupérables ! C'est bien notre avantage à nous, irrécupérables, c'est que même nos adversaires veillent à l'orthodoxie de notre pensée, on a presque plus besoin d'en rajouter.

Si Sarkozy juge un grand homme à l'aune de sa capacité à enfoncer les frontières, il est possible de lui suggérer des hommes qui se sont faits des spécialistes de la discipline. On peut supposer que dans sa tête la frontière représente le mal absolu car elle est contre le libéralisme et les intérêts du grand capital. Ainsi donc ses modèles pourraient être celui qui le premier au 20ème siècle a tenté de construire une "Communauté européenne" (le mot est de lui, lire Mein Kampf) allant de l'Atlantique à l'Oural ou celui qui le deuxième (mais pas de beaucoup) a tenté de construire une autre Europe allant de l'Oural à l'Atlantique. Pour le coup ils en ont cassé de la barrière douanière, et plus au sens propre qu'au sens figuré, à coup de Panzer ou de Katioucha. Et de Gaulle dans tout ça ? Il était à Londres, protégé par une frontière et une mer, et ne rêvait que de rétablir des frontières tout autour de la France. Enfin il me semble que ça s'est plutôt passé comme ça...