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05 décembre 2011

Pas encore battu le sentier

Il est assez facile de comprendre pourquoi la thèse du complot à l'encontre du citoyen STRAUSS-KHANN sort de la fosse septique. Un article accréditant cette idée sort de la plume d'un nouillorquais appelé EPSTEIN, qui avouera une semaine plus tard tenir certains éléments d'un certain TAUBMANN, biographe officiel de DSK, qui les tenait lui-même du résident actuel de TEL-AVIV. Ainsi le Dominique divulgue de nouveaux éléments sur l'affaire du Sofitel dont ses avocats n'avaient pas même connaissance. De quoi parlait-il avec ses avocats lorsqu'il risquait jusqu'à 76 ans de prison ? S'il y a théorie du complot, elle ne peut être que MINUSCULE.

09 septembre 2011

Lagarde au fond

Nous avons quand même de bons ministres en France ! Il n'aura échappé à personne que nous sommes en pleine crise de la dette. Même les moins branchés le savent puisque ça fait bien 10 ans que ces cons de réac le disent à qui ne veut pas l'entendre. En parlant de bons ministres je faisais référence à ce ministre des finances qui est maintenant directeur du FMI, Lagarde pas Strauss-Kahn (vous me direz qu'entre un sodomite et la garde il n'y a pas loin...). Dame Christine, alors qu'elle était encore défrayée par l’État français, se félicitait il y a peu de la bonne santé des banques françaises face aux "stress-tests". Maintenant qu'elle est à Washington elle peut enfin dire que ces tests ne prenaient pas en compte la dette des États (c'était pourtant le cœur de la crise...) et demander aux banques européennes de se recapitaliser sinon ce sera problématique, en précisant au passage, cerise sur le gâteau, que ce capital devait provenir de fonds publics.

 

Ainsi notre ancienne meilleure économiste (c'est comme ça qu'il comprendre ce qu'est un ministre) demande aux États de lutter contre l'accroissement de leurs dettes auprès des banques en recapitalisant ces dernières à l'aide de fonds publics, donc de nouvelles dettes. On rembourse la dette par la dette. C'était gentil d'intervenir pour dire une connerie pareille mais nos hommes politiques faisaient déjà ça depuis 30 ans pour mettre la patate chaude sous le boisseau. Va falloir trouver une autre idée dame Lagarde.

24 mai 2011

Présumés cons

Depuis quelques jours on parle de présomption d'innocence, les élus prennent, pour des raisons qui leur sont propres, un malin plaisir à respecter la loi. Pour une fois, on ne va pas le leur reprocher même si cette loi est pour le coup bien inutile et stupide. Dans le cas de DSK, en effet, on devrait savoir que la loi française ne s'applique pas à New York, et se demander à quoi bon parler d'innocence dans le cas d'un type qui est reclus dans un appartement, filmé, braceletté et gardé par des soldats en arme.

La conséquence de cette loi de vierge effarouchée est une utilisation quelque peu erronée du terme "présumé". Si dans le cas de la présomption d'innocence on peut parler d'un "présumé innocent" à ce moment-là on ne doit pas dire "présumé coupable". Effectivement la présomption signifie qu'on est truc à moins que l'on prouve le contraire. Si ça marche donc dans le cas de l'innocence ça ne marche pas dans le cas de la culpabilité car dans le cas d'un raisonnement présumé logique et rationnel on ne peut pas être à la fois coupable et innocent. Alors toute personne qui utilise l'expression "présumé coupable" dans le cas de Strauss-Kahn est, soit présumée hors la loi, soit présumée hostile à ce mauvais bougre, soit présumée con-con. On retiendra par défaut la dernière hypothèse.

18 mai 2011

DSK fait travailler le prolétariat

Tous les lecteurs de Dumas s'en souviennent, dans les 3 mousquetaires il y a environ 300 pages qui décrivent les 10 jours de captivité de Milady. Sur cette base, en admettant aussi que Strauss-Kahn en prenne pour 74 ans et qu'il décède telle que l'espérance de vie le prévoit, et sachant qu'un volume comporte 512 pages, calculez le nombre de volume qu'il faudra pour narrer les péripéties de notre singe-en-rut en cage. Une nuit en formule all inclusive* au Sofitel de New York à gagner !

Indice : Si les volumes sont édités dans une jolie édition cuir de mouton dorée sur tranche il y a de quoi se constituer un beau mur de bibliothèque.

17 mai 2011

DSK réjouit le prolétariat

Il faut respecter la présomption d'innocence. Xavier Dupont de Ligonès remercie bien d'ailleurs l'ensemble de la classe journalistique qui a tant fait preuve de mansuétude à son égard. Voir un "gros" se faire alpaguer comme un misérable demi-sel à la sortie d'un bar à putes est vraiment scandaleux. Benoit Hamon en avait la larme à l’œil, qu'il nous a dit. Jean-François Kahn en était tout retourné et peiné comme tous les Français. C'est vraiment très dur, au pays de l'égalité, de voir un puissant traité comme le péquin moyen.

Non messieurs, les Français ne sont pas peinés, tout juste surpris de voir que pour une fois un baron ne passe pas entre les mailles du filet. Passée la surprise on y prend même du plaisir. C'est dur à dire et pas très chrétien pour Strauss-Kahn (ouf, il n'a pas les mêmes convictions que nous !...) mais c'est ainsi. Un vrai plaisir de savoir qu'il croupit comme les autres dans une cellule humide numérotée façon hôtel de luxe. On avait du pain, on a enfin des jeux, pas le bigdeal, les vrais jeux du cirque avec des mises à mort. DSK satisfait enfin nos désirs inassouvis depuis trop longtemps. Les régimes autoritaires l'ont bien compris, les purges au sommet de l'appareil font toujours plaisir au peuple, ça ravive l'égalité. Merci DSK, tu nous fais du bien. Compte pas sur nous quand même pour t'envoyer des oranges...

16 mai 2011

DSK s'occupe du prolétariat

A peine le temps de tailler une plume et de la tremper dans l'encrier que tout a déjà été dit sur DSK anciennement Dominique Strauss-Kahn (ou Khan ? on sait jamais où foutre les "h"). Notre homme est accusé d'avoir obligé une dame à jouer de la flute avec son instrument. A ne pas vouloir se contenter de la veuve-poignet on se retrouve avec les pinces aux deux poignets.
Seulement on regarde toujours le verre à moitié vide et jamais le verre à moitié plein. Pour une fois, ici, on accablera pas cet espèce de gros pervers moche et bedonnant mais on insistera sur le côté positif de la chose. En effet le DSK s'est abouché avec une femme noire. Au moins on a la preuve qu'il n'est pas raciste ! N'est-ce pas le plus important à une époque où on juge n'importe qui à l'aune de ce thème ? N'est-il pas moins coupable, finalement, qu'un salaud de raciste qui refuserait de coucher avec une femme noire même consentante ?

18 février 2011

Et Berl hué

Christian Jacob aurait eu des mots malheureux à l'encontre de Strauss-Kahn alors Benoit Hamon a usé de son habituelle emphase de mauvais acteur de MJC à coup de "moisi", "relent", "nauséabond". En gros il a dit "la terre, elle, ne ment pas", phrase notoirement et explicitement antisémite comme chacun sait (rappelons qu'elle fût écrite par Emmanuel Berl, un Juif, avant d'être prononcée par un vieux républicain de gauche). Ce pauvre Jacob se retrouve sur le grill mais par chance il a échappé au "dérapage", mot étrangement absent du débat alors qu'il semblait bien ancré dans le paysage de l'indignation professionnelle.

Jacob n'a pas encore compris la règle de la liberté d'expression qui veut qu'on a le droit de critiquer une "famille" seulement si on y appartient. C'est le "je dispose de mon corps", je me suicide, je demande l'euthanasie en revanche je n'ai pas le droit de faire une blague sur les Noirs si moi-même je ne le suis pas. Prenons un exemple concret : un formidable film sur notre génial guide Mouloud Aounit, le nouveau retraité de l'antiracisme (il a tous ses trimestres). Inutile de dire que le film va dégouliner de sympathie envers notre Mouloud national ce qui autorise donc le réalisateur à parler de lui en ces termes : "fils de bougnoule en quelque sorte" ou encore ce sec et tranchant "ce fils de bougnoule !". Dans ce cas précis le réalisateur tombe sous le coup de la loi (-> délit de faciès) mais il ne sera pas poursuivi car il est gentil (-> délit d'opinion) et il a fait allégeance au préalable à la holding de l'antiracisme. Personnellement je ne me risquerais pas à dire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule" car je n'ai pas encore donné suffisamment de gages aux assoces pour m'octroyer ce droit. Je ne me permettrai donc ni de dire ni d'écrire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule", car, précisément, je n'ai nullement l'intention de me comporter comme un vassal à l'égard de je ne sais quel suzerain.