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04 janvier 2012

Scoop

Il faut se pincer pour croire à cette histoire de Seafrance : un syndicat qui demande à ses membres de reprendre une entreprise en pleine déconfiture. C'est à dire qu'il demande aux employés de passer du côté obscure du patronat, ce qui les obligera, pour relancer l'entreprise, à faire des semaines de 50 heures sans gagner plus en ayant au préalable engagé toutes leurs économies. C'est magnifique de voir le syndicalisme se saborder en direct avec, finalement, la bénédiction de l'Etat sous la pression de l'opposition socialiste.

Certes il y aurait beaucoup à redire sur l'économie de marché mais il serait temps que les socialos comprennent enfin qu'on ne peut pas sauver tous les emplois sinon il y aurait encore des rémouleurs ou des cochers dans les rues. Et dire que dans le même temps ils sont contre le protectionnisme...

31 mars 2010

Reclassement chez les Papous

J'entends ce matin à la radio une n-ième proposition de reclassement pour des salariés licenciés dans un pays exotico-sous-développé. Le journaliste semble être offusqué et veut faire part de son indignation devant les agissements des patrons voyous.


Une petite précision syndicale pour les nuls s'impose. Si vous pensez que cette méthode est scandaleuse et qu'on se moque des travailleurs alors vous êtes dans la catégorie des nuls et vous avez besoin d'un recadrage. Dévoiler ce genre d'affaire et s'en offusquer relève purement et simplement de la "stigmatisation", du "dresser les uns et contre les autres" et du "attiser les haines" car ces propositions sont purement et simplement LÉGALES. En effet tout plan social doit être accompagné de mesures de reclassement notamment internes dans toutes les filiales du groupe (y compris au Panchiristan-sur-Roupie s'il y a lieu). On peut même dire que les patrons ne font pas ça de gaieté de cœur car ça leur complique drôlement la tâche de devoir se préoccuper du reclassement. Que ce soit en plus les syndicats qui gueulent c'est encore plus drôle quand on sait qu'aucune loi sociale ne peut être validée sans leur accord voire leur participation. Voilà comment on entretient la lutte des classes, en mentant. Le vrai obscurantisme dans notre société est social.

 

17 juin 2009

Liberté, choucroute, fraternité

egalite.jpgOn nous bassine à longueur de temps avec l'égalité. Nous sommes tous égaux, il faut respecter l'égalité des chances et cetera, j'en passe et des meilleurs. Soit. Admettons. Tout cela est bien beau. Surtout ne pas s'aviser de prôner le contraire, la discrimination, l'élitisme, la sélection sinon un pasdaran viendrait illico presto nous remettre dans le droit chemin en faisant appel à notre conscience, aux valeurs : "tu ne peux pas dire ça !!"


Il se trouve qu'à la Bang Bang aéronautique, là où je travaille, ça ne va pas très fort. On a voulu vendre des avions à réaction fonctionnant avec un carburant vert. Mais voilà, patatras, la réaction ne fonctionne pas avec de la salade, il lui faut un carburant venant des tréfonds de la terre, pas de la surface. Surtout quand on vend principalement à des peuplades qui, outre, la peau de chèvre, sont producteurs de cet or noir et pour qui les végétaux se résument à de l'herbe pour le terrain de golfe.


Tout ça pour dire que grâce à certains visionnaires qui ont trop regardé la télé le développement durable mène provisoirement au chômage durable pour une partie des salariés. Et c'est là que j'ai bu du petit lait en assistant aux réunions (en ma qualité d'élu - campagne effectuée auprès des femmes et des poivrots...) du Plan de Sauvegarde de l'emploi, ex-Plan social, ex-Plan de licenciement. Au côté de tous ces messieurs des syndicats rouges et rouges foncés j'ai assisté au plus grand déni d'égalité qu'il soit, notamment lors de la discussion sur les critères qui allaient désigner les futurs licenciés. Jamais il n'a été question d'égalité, au grand jamais. Malheur à celui qui aurait eu le toupet de proposer la stricte égalité pour tous, sa tête aurait roulé dans le panier pour crime de libéralisme effréné. L'égalité était balancée aux orties, la discrimination s'imposait à tous de façon naturelle. Je me suis bien gardé d'évoquer l'expression d'inégalité protectrice pour les confirmer dans leur façon de penser il arrive parfois qu'un de ces gars-là ait un brin de culture du camp d'en face.
Mettre l'égalité sur la table c'est une chose mais sur le terrain c'est autre chose, la discrimination s'impose à tous naturellement. Quant à la discrimination positive c'est encore un autre sujet, un sujet défendu par les racialistes, les descendants des nazis.