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06 juin 2013

Evènement à Saint-Lazare

Hier soir j'étais du côté de la gare Salazar pour me rendre dans une banlieue de l'Ouest parisien. En arrivant sur le quai, quelle ne fut pas ma stupéfaction en voyant une marée humaine figée sur place attendant un hypothétique train qui ne viendrait jamais puisque les haut-parleurs annonçaient que le trafic était totalement interrompue suite au caca nerveux d'un conducteur qui venait probablement et légitimement de se prendre un vent à cause du mauvais fonctionnement des trains. Il était donc 6 heures et demie du soir et il n'y avait plus aucun train à circuler. On imagine aisément l'angoisse des mères de famille ou des mères célibataires qui ne pourraient pas aller rechercher leurs rejetons. Mais les syndicats de salopards diraient très certainement que ce n'est pas une prise d'otage.

Heureusement, et fortuitement, une opération festive venait de commencer dans la salle des pas perdus. Un gazon artificiel recouvrait le carrelage, des transatlantiques sous des parasols aux couleurs de "Pulco" étaient à disposition des badauds. Tout est décidément fait pour le bonheur des citoyens. "Je ne peux plus rentrer chez moi et mes enfants vont finir la soirée au commissariat... Boudiou, m'en vais me transatlantiquer quelques instants pour profiter de la vie !"



01 mai 2013

Une nouvelle expression

Les juges, garants de la justice, qui font preuve de la plus belle partialité au sein de leur syndicat majoritaire.
Ceux-là, ils ne seront pas dans le premier wagon mais ils seront dans le premier train...

Les ministres qui demandent des efforts fiscaux aux français tout en planquant leur fric en Suisse.
Ceux-là, ils ne seront pas dans le premier wagon mais ils seront dans le premier train...

Les lobbies qui, au nom de l'égalité, veulent attenter à nos libertés en nous empêchant de penser ce que l'on veut du mariage des uns et des autres.
Ceux-là, ils ne seront pas dans le premier wagon mais ils seront dans le premier train...

A l'instar de la SNCF qui crée une promotion baptisée - pour les gogols analphabètes - "ouigo" (allons-y !)
Nous aussi, pour les gens contre lesquels nous avons quelque ressentiment, mais pas au point de les mettre dans le premier wagon (faisons preuve d'indulgence), lançons des "promotions ferroviaires". "they go !"



10 mars 2009

Terminus

voie_ferree.jpgSi vous marchez sur une étendue de galets vous êtes probablement à Nice ou à Varengeville-sur-Mer. Si vous n'entendez pas la mer vous n'êtes pas sur la plage et il y a des grandes chances que vous soyez sur une voie ferrée. La situation devient dangereuse, il faut fuir. Un conseil, fuyez perpendiculairement aux grandes barres d'acier posée sur la "plage" sinon vos efforts seront vains. Si vous en réchappez vous pourrez toujours vous en prendre à la terre entière, le ridicule, lui, ne tue pas.

 

16 janvier 2009

Déraille

fusil.jpgApparemment il y a beaucoup d'utilisateurs de la ligne 13 qui viennent sur ce blog. Ces lecteurs, mais aussi beaucoup d'autres en France - le métro parisien n'ayant pas l'exclusivité de l'incompétence - connaissent trop bien la formule d'excuses : "Nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension". Alors là, voix automatique, je t'arrête tout de suite, je ne te demande pas de me remercier car il n'y a vraiment pas de quoi, je n'accepte les remerciements qu'après avoir reçu quelquechose. En l'occurrence j'ai donné de l'argent et je n'ai pas de service en échange, pas de quoi être complice de ces gens-là qui nous remercient pour faire oublier leur incompétence crasse. Quand j'entends ça je regrette de ne pas avoir mon 12 sur moi pour descendre les hauts-parleurs à la chevrotine, faute de speakerine visible, ce qui serait un vrai plaisir et beaucoup plus facile à avoir qu'un perdreau en plein vol venant sur soi.

 

Réfléchissons deux secondes à cette phrase, pas trop quand même car il ne faudrait pas épuiser le quota quotidien d'environ 25 secondes de réflexion (en cumulatif, ce qui n'est déjà pas à la portée de tout le monde si on réfléchie bien mais pas trop non plus, encore). On nous remercie de notre patience mais on n'y peut rien, on ne peut rien faire d'autres qu'attendre même si on ne le souhaite pas, les remerciements sur ce chapitre sont donc incongrues voire un brin narquois.

 

cartouche.jpgQuant à la compréhension, non ! Nous remercier de notre compréhension c'est nous faire admettre qu'on les comprend. Encore du foutage de gueule ! Il faudrait être bien bête pour comprendre/admettre qu'un jour sur deux rien ne marche comme il faut ou alors cela voudrait dire que cette anormalité est normale mais donc ce message n'aurait plus lieu d'être. Bref, on se fout littéralement du voyageur qui prend le train ou le métro. Au lieu de nous remercier peut-être pourraient-ils commencer par présenter leurs excuses ?