mercredi, 12 août 2009
Réchauffement ment
J'entends ce matin à la radio que le réchauffement climatique a encore frappé. Tiens donc, ça faisait longtemps qu'il ne nous avait pas chauffé les oreilles celui-là. Cette fois il s'attaque à la vigne, c'est Greenpeace et l'Inra qui s'en préoccupent. On pouvait s'attendre au pire et ce fut le cas. Il parait qu'il y a trop de sucre dans le vin et que la production diminue. Tout cela bien évidemment à cause de la pollution, du CO2 et tout le bataclan. Ces ostrogoths auraient pu prendre l'avis d'un vigneron ou prendre autre chose qu'un vichy-fraise lorsqu'ils vont au bistrot. Passer à la radio pour dire des conneries pareilles, faut vraiment avoir passé les 30 dernières années de sa vie à boire de l'eau ou alors des boissons alcoolisés interdites par les conventions bachiques (whisky et autres saloperies trans-frontalières).
S'ils avaient un tant soit peu de culture et de palais ces gugusses auraient appris que le vin est plus sucré parce qu'on en produit moins et qu'en en produisant moins on améliore sa qualité et ainsi la teneur en sucre. En gros la production et la teneur en sucre sont intimement liées, et ce n'est pas le réchauffement de la planète qui y peut quoi que ce soit mais le vigneron. Ce dernier prend un sécateur et élague sa vigne pour qu'elle donne moins et produise donc plus de sucre (déjà dit plus haut). Ça parait idiot de dire ça mais un imbécile a cru bon de ne pas le comprendre en direct à la radio. Il en a profité pour nous annoncer que la température allait augmenter de 5 degrés soit 2 degrés de plus qu'il y a un an. Bah voyons ! Comment croire ces australopithèques ?
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| Tags : réchauffement climatique, vin, greenpeace, inra |
vendredi, 03 juillet 2009
Pour en finir avec la burqua
Encore un sujet qui donne des boutons. Il y a d'un côté ceux qui défendent la liberté de s'habiller comme on veut, qui disent que des femmes portent cette jellaba à grillage librement et volontairement. Et de l'autre ceux qui disent que la femme est ravalée au rang d'une chose n'ayant plus aucune dignité humaine. Sous-jacent il y a le problème de la religion et de la culture.
N'ayons pas peur de dire que nous ne voulons pas que nos rues ressemblent à celles de je ne sais quel Bab-el-Oued d'Afghanistan ou du Pamchiristan trans boréal. Et si la loi dit non à la burqua c'est non à la burqua. Il me semblait qu'il n'y avait rien au-dessus des lois dans un pays démocratique. Si tel n'était pas le cas nous serions déjà dans un pays théocratique, celui dela religion des droits de l'homme ou de je ne sais quels grands principes (mon petit doigt me dit qu'on y est déjà).
Rien n'empêche la promulgation d'une loi contre ce vêtement macabre et satanique. Si je me souviens bien, il y a encore quelques années (moins de 10) l'interdiction du port du pantalon était encore dans le Code civil. Donc il suffirait juste de reprendre l'alinéa en question et le mettre à la page.
Petite suggestion personnelle à propos des peines encourues par les contrevenantes : une semaine en sous-vêtements (et seulement...) avec obligation de faire l'aumône (très musulman tout ça) de vin et de saucisson sur la place centrale du lieu de résidence. Voilà qui faciliterait l'assimilation...
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| Tags : burqa, vin, saucisson, pantalon, liberté |
mardi, 16 juin 2009
Friget Venus sine Baccho
Je propose d'ouvrir un vrai débat. Pour certains il apparaitra comme futile pour d'autres très sérieux et intemporel. Il s'agit de déterminer la différence entre un alcoolique et un ivrogne. Vrai question qui embrasse les éternels débats philosophiques* de nombre de civilisations autorisant sinon la cuite du moins la consommation avec modération. L'alcoolique est un malade. J'ôte rapidement tout suspens en plaçant ma sympathie du côté de l'ivrogne. D'ailleurs en Arabe al-colich signifie tout simplement "la chiasse". L'alcoolisme sonne comme une maladie, c'est un terme scientifique qui décrit objectivement la prise régulière d'une boisson contenant un certain pourcentage d'une molécule composée à partir d'atomes de carbone et d'hydrogène. Ça manque clairement de poésie. On voit déjà l'alcoolique avec son air ravagé, sa mauvaise humeur, son odeur de pisse, son encéphalogramme plat. C'est un type avec qui on n'a pas envie d'engager la conversation ni de partir sur le yang ksé kiang ou dans les arènes de Madrid.
Alors que l'ivrogne n'est pas quelqu'un qui boit pour oublier mais pour se remplir, c'est une quête. L'ivresse c'est le plein, le trop plein certes, mais ne dit-on pas "qui peut le plus peut le moins"? On pourrait de la même manière opposer les bouddhistes aux catholiques. Les premiers font le vide, recherchent le zen, l'abrutissement définitif quoi. Tout le contraire des Catholiques qui cherchent par la prière à se remplir. Non, je ne pars pas en vacances pour faire le vide mais bien pour faire le plein et me sortir de la crasse ambiante. Ainsi l'ivrogne recherchera toujours à s'élever. Le vin l'élève de la terre jusqu'au monde des vivants en passant par la vigne et tous ceux qui ont foulé le raisin. Religare. C'est là que réside la poésie et la communion. Il est religieux et patriote.
Ouvrez votre âme quand vous rencontrez un ivrogne, il sera naturellement votre ami. Parlez-lui son langage qui n'est pas celui des "boire avec modération" qui s'adresse exclusivement aux alcooliques, aux malades.
*Ceux qui passent la philo ces jours-ci trouveront de plus amples développements dans
Mythe de la taverne, éditions Bac Annales
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| Tags : ivrogne, alcoolique, vin, plein, blondin |
mardi, 09 juin 2009
Appel à tous !
La consommation de pinard est tombée cette année à 43 litres par personne. Ça ne va plus du tout, debout les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup. Elle était de 120 litres il y a 50 ans ! Imaginez un peu les dégâts qu'ont fait dans les campagnes viticoles ces comportements irresponsables ! Rendez-vous compte qu'un litre de jaja de plus par an ce serait peut-être 1000 emplois créés. En temps de crise et à une époque où on ne raisonne plus qu' économique c'est déjà ça de pris. Sans parler des bienfaits du savoureux nectar sur l'intelligence, la prestance en public et le débat d'idées.
Cela dit il faut se contenter de boire français, c'est la règle, sinon vous allez enrichir un plouc australien qui balance de la sciure à la tonne dans ses tonneaux ou alors un gringo espagnol qui ne produit d'ordinaire sa picrate que pour la mélanger à du coca-cola ou du jus d'orange.
Buveurs de vin je vous aime. Buveurs de whisky, malibu, manzana, brandy, ouzo, vermouth ou que sais-je encore (je ne suis pas à la page sur les alcools produits à base de betterave ou de canne à sucre) je ne vous aime pas, vous êtes des traitres et des vendus. Buveurs d'eau, il est temps de vous débarrasser de votre teint blafard.
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jeudi, 12 mars 2009
Non aux mélanges !
Non contente de vouloir nous imposer le métissage génétique, comprendre un Noir et une Blanche pour faire un petit café au lait, notre époque voudrait aussi nous imposer le vin rosé fait à partir de blanc et de rouge. Un vulgaire mélange en somme, prôné par des gens qui ne sont pas allé au-delà de la maternelle et de son programme de mélange des couleurs. C'est sûr du blanc et du rouge font du rose, mais voilà, le pinard ne se résume pas à un jeu de couleurs, il y a tout un processus de fabrication qui part de la terre pour aller dans le verre en essayant de truquer le moins possible les transformations naturelles. Quel mépris pour le peuple et les buveurs de rosés ! Ces zélites européennes veulent autoriser ce mélange nauséabond pour je ne sais quelle raison mais on voit très bien dans leur tête le raisonnement suivant : "pour ces gens-là ce sera bien suffisant". Est-ce qu'ils boiraient, eux, un Petrus coupé au Montrachet ? C'est tout aussi abominable que de mélanger un petit gamay avec un petit sauvignon. C'est non seulement mauvais et l'assurance d'un redoutable mal de crane mais aussi un crime contre les traditions et l'honneur du travail bien fait.
Vive la France, vive le pinard et aux chiottes l'Europe, ce ramassis de pays qui ne gagnent pas à se mélanger non plus !
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| Tags : vin, union européenne, mélange, france, pinard |
vendredi, 13 février 2009
La part des anges
Ce blog suinte le pinard par sa forme mais trop peu dans le fond. Il faut pourtant en dire quelques mots de temps en temps même s'il est risqué de lui plaquer trop de mots sur l'étiquette car comme chacun a trop tendance à l'oublier, avant tout il se boit.
Hier soir j'ai commis un petit sacrilège en m'arrêtant devant l'étagère des vins de mon familistère préféré. Tant qu'on peut, il est préférable d'acheter son jaja chez un jajatier sans quoi on risque de tomber sur un nanan de bas étage. Mais il arrive qu'on soit contraint, époque barbare, de l'acheter là où on se fournit également en détergent. Puissent ces cas de force majeur ne rester que des parenthèses ! D'ailleurs l'instant du choix est une torture, la même que devant les lessives, on sait qu'ils produiront tous le même effet et pourtant on prend quand même le temps d'essayer de trouver l'oiseau rare. D'emblée il faut éliminer les bordeaux, toujours trop tanniques et élevés de manière à donner un jus de bois qui flattera surtout le palais des sans-logis. Il s'entend qu'avant de commencer toute sélection on s'interdira, en bon Français soucieux de patriotisme économique, les vins étrangers. Profitons de notre époque qui indique encore la provenance sur les bouteilles. Éliminons aussi les cuvées star des supermarchés c'est à dire, en traduisant littéralement, les bouteilles avec des étoiles. Elles sont faciles à reconnaître, les étoiles sont gravées sur la bouteille - peut-être pour avertir les aveugles. Éliminons aussi les saumur-champigny soufrés comme en 15 à Ypres, les bourgogne trop chers, les crus bourgeois qui ont bronzé sous les lampes chauffantes des étages élevés et les bouteilles dont les royalties de l'étiquette stylisée ne laisse que peu de budget pour le produit.
Il nous reste une bouteille bien curieuse de l'étage inférieure, un vin rouge de Savoie à 15 francs (préparez-vous à compter comme avant). C'est la curiosité qui a mû cet achat. Si le coup en valait la chandelle je donnerai une suite à cet article sinon le vin rouge de Savoie de chez Prisunic sera bibenda non grata dans mon cellier.
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| Tags : vin, savoie, supermarché |
vendredi, 19 décembre 2008
Opération 5 vins 5 fromages
Pourquoi manger 5 fromages et boire 5 vins par jour ?
Tout simplement parce qu'ils sont riches en vitamines, minéraux, fibres et eau. Les vitamines contenues dans les vins et fromages sont la vitamine C, la provitamine A ou la béta-carotène. La vitamine C agit, entre autres, comme antioxydant : elle favorise la synthèse du fer mais aussi celle de certaines hormones et neurotransmetteurs et participe au mécanisme de défense immunitaire. La provitamine A joue un rôle important sur la vision, la peau, l'immunité. Les minéraux présents dans les vins et les fromages (sodium, calcium, potassium) sont tout aussi importants s'ils sont apportés régulièrement chaque jour. Enfin, pour ceux qui ne boivent pas assez, la teneur en eau des vins et fromages limite aussi les dégâts d'une mauvaise hydratation, toujours s'ils sont consommés chaque jour bien entendu.
Concrètement, comment est-il possible de manger 5 fromages et boire 5 vins par jour ?
Par 5 vins et fromages il faut entendre cinq collations de vins et fromages.
Voici un exemple de structure sur une journée :
- au petit déjeuner : vin blanc sec, emmental ou chèvre doux
- au déjeuner : vin rouge avec quelques pâtes molles puis blanc liquoreux avec chèvre ou roquefort
- dans l'après-midi : une petite collation, par exemple un morceau de comté avec un vin d'Alsace ou du Jura
- au dîner : on privilégiera plutôt le vin rouge pour le soir (le blanc favorise la nervosité) accompagné d'une fourme ou d'un fromage de montagne
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| Tags : 5 fruits 5 légumes, vin, fromage |
vendredi, 22 août 2008
Chronique d'un vin ordinaire
On le sait tous, le gouvernement ne gouverne plus et n'a plus aucun pouvoir sur les grandes décisions. A "grandes décisions" il faut imaginer par exemple nationalisation d'une banque, déclaration de guerre, fermeture des frontières etc. Toutes sorte de mesures interdites par la grosse commission et qui de toute façon apparaitraient à l'agneau français (pas celui qui a bon goût, l'autre, celui qu'on appelle aussi le veau) comme des mesures crypto-fascistes.
Puisqu'on a plus le droit au Grand cru, intéressons-nous alors au cru bourgeois, celui qu'on sert en même temps que la soupe. Pour cette semaine ce sera même un mauvais cubi du pays de l'Aude (je ne m'excuse pas auprès des viticulteurs de cette région pour la mauvaise pub, ils n'avaient qu'à ne pas faire pisser la vigne pendant des décennies pendant que d'autres essayaient de faire du bon travail). Ainsi le gouvernement, par le truchement de je ne sais quel mininistre, a planché sur l'opportunité de la mise en place d'un système bonus/malus à l'achat d'appareils électriques polluants tels que grille-pains, téléviseurs ou peut-être même godemichets (pas de raison qu'ils échappent à la taxe !). Je préfère ne pas en dire plus car le vin ordinaire n'est vraiment pas enthousiasmant.
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| Tags : vin, france, gouvernement |
vendredi, 01 août 2008
Te rogamus
« La litanie des bons compagnons », de Clément Marot
De petit dîner et mal cuit,
De mal souper et malle nuit,
Et de boire du vin tourné,
Libera nos Domine.
De vieille guenon qui se farde,
De coup d'épée ou hallebarde,
D'être de musc empoisonné,
Libera nos Domine.
Donnez-nous perdrix et pigeons,
Grasses gélines et cochons,
Et nous remplis de vin nos pots,
Te rogamus, audi nos.
Donnez-nous grand foison de vin,
Pour mieux boire soir et matin,
Et puis argent à tout propos,
Te rogamus, audi nos.
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